la fin d’une époque

Accueil du site > enregistrement > œuvre analogique et rétroactive

œuvre analogique et rétroactive

lundi 14 juillet 2008, par Mr Whimsical


Elle est conçue comme un rituel, une répétition d’occasion et de forme, chargée de signification (action « symbolique »)

Il s’agit de proposer, à partir de formes et d’écritures multiples (textes, dialogues, musiques, images, sons, déplacements, lumières,...), des analogies poétiques ou encore des états de perceptions sensibles, ceçi, non par l’utilisation de nouvelles technologies mais par l’expérience attribuée au sein d’un dispositif.

Signes › Communauté › Rituel

La première étape du dispositif consiste à choisir des signes - mots ou groupes de mots (phrases) - qui nous entourent, de les « déformer » poétiquement afin qu’il puissent être réintégrer dans une nouvelle communauté de signes.

note : l’image ne peut exister en tant que signe ou unité indépendante, elle est liée à un ensemble donné comprenant des sons, des lieux et d’autres écritures. Elle ne sera donc pas pris en compte dans cette étape de dispositf.

Exemple de signes choisis : art, matière, mouvement, expérience, secret, économie, euro, monnaie, pièce, or, politique, république, arbre, révolution, physique, mesure, mètre, pierre, religion, rituel, éléphant, philosophie, dépense...

Si je prends par exemple le mot " mètre "

Déformation en tant que signe : « La mètre, récipient utilisé pour mesurer les volumes des liquides et des matières sèches, range volontairement sous sa puissance en envisageant du point de vue de sa valeur morale ce qu’il y a d’essentiel dans les sensations produites sur l’œil quand elles sont absorbées ou réfléchies par des corps en exposant devant un auditoire un reflet dans la conscience d’une réalité extérieure assurée par une divergence évolutive et des rayonnements monochromatiques dominants en Europe au XVIIIe Siècle (dont les traits fondamentaux sont un rationalisme en prise sur l’expérience et le rejet de la métaphysique) sur la faculté d’observation établie à tout élément allongé d’origine naturelle ou non (sensible ou non) sans adapter convenablement la séparation des parties assemblées en un tout, engagée pour détruire progressivement des organes filamenteux et duveteux formés parfois d’une cellule allongée de production filiforme préparée pour garnir d’un vêtement de combinaison une pièce servant à remplir un vide. De plus la mètre est capable de couvrir une pièce d’un dispositif pour attirer l’homme d’un moyen détourné et de le mettre dans une situation difficile car elle est fondée sur la compréhension d’un langage hypothétique transitoire entre l’Indivisible caché et l’œil fidèle… »

La déformation joue bien sûr de sa forme véridique, la définition.

Je pars du principe que la déformation du signe est vouée à une écriture, voir, une parole - parole ritualisée.

Exemple de communauté de signes

L’arbre inscrit dans un héxagone est la devise républicaine :

« Le signe est un “ arbre ”, une perception sensible ou intelligible et ligneuse, composée de plusieurs petites chambres fondées sur 3 catégories de structures séquentielles : les producteurs, les consommateurs et les décomposeurs, c’est-à-dire qui est dans un acte brut de fabrication d’objets et de services liés aux objets, appelées communément : conducteur brut de milieu parfaitement déformable, qui circule grâce à des petites pièces, concentrées sur un seul domaine d’activité, appelées « vaisseaux » et d’un ensemble de pièces identiques participant à une fonction commune de résistance à un axe.

“ Arbre ” est la percéption mesurable due en partie à la disposition des vaisseaux sur cet axe aérien et souterrain, et encore : “arbre” se distingue par l’existence de cet axe unique qui se dessine en plusieurs pièces maîtresses, au-delà d’une certaine dimension.

Le signe est un “ hexagone ”, une représentation savante d’un objet et de ses extensions dans un intervalle topologique, formée d’une suite d’expériences à six éléments cohérents et six projections. Les divergences internes ne peuvent excéder 2/3 du temps des expériences. Les expériences peuvent se juxtaposer les unes les autres sans laisser aucun vide, et sont ainsi utiles pour construire des pavages.

Exemple : le ballon et les mailles du filet.

Le signe est une “ devise ”, l’expression d’une pensée propre à une communauté partageant un même espace, règlant son engagement dans une action ou expérience, ou dans la volonté, de toucher de loin, par une projection, une position d’observation et d’analyse de l’entourage.

Exemples de “ devise ” :

La “ devise ” d’un fabriquant d’objets ayant à supporter d’importantes contraintes : frapper un corps indivisible quand il s’élève ou d’un membre de protection « régulière » combattant la production d’un phénomène visuel : être la cause d’une démonstration ou disparaitre.

Le signe est une “ république ”, un concept formulant la catégorisation et l’identique des choses, par application d’une technique, d’une contemplation et d’une pratique. Il régie un espace écrit et un nombre d’unité distincte et indépendante d’une même unité de base temporelle, sous lequel nous percevons l’ensemble des personnes et des services chargés de gérer la structure courante de fonctionnement d’un état de perception et dans lequel l’objet de cet état n’est pas dirigeant. Ce mot provient du latin res publica, la « chose publique », et suggère la vérification du bon fonctionnement du concept par l’ensemble des individus d’une même unité de base se perpétuant dans un espace donné. »

Cette communauté de signes n’est pas encore en état d’écriture ni de parole mais elle permet de laisser percevoir l’élaboration d’un concept poétique.

Elle est une base de données mémorisables pouvant maintenant servir à l’écriture ou à d’autres principes de mémorisation mécanique ( composition, partition, enregistrement, montage, installation, plan,... ). La partition est un exemple de suite mécanique de signes inscrite dans une forme ( la musique, le son,… ) et un cadre ( durée, voix, fréquences, timbres, événements, enveloppes, tonalités,… ), elle crée un espace à l’interprétation des sons. Tout comme la partition, l’écriture, à partir d’une communauté de signes, crée un espace à leur interprétation lors du rituel.

L’écriture est donc une combinaison de signes à partir d’une communauté - mémoire de cette communauté - elle sert à l’interprétation des signes dans un espace donné que nous appelons ici, le rituel. Je ne voudrais pas définir le rituel comme un ordre de pratique religieuse mais comme une variation mécanique du dispositif. C’est à partir de la mémoire que nous pouvons accéder à la ritualisation.

L’écriture est encore un objet de transition réflexif en lien avec l’unité comme matière première – le signe - et l’espace – le rituel, elle définit ce qui est indéfini, c’est à dire qu’elle combine des unités abstraites pour les redéfinir dans un cadre – la communauté.

Exemple :

Signes : bleu, blanc, rouge Écriture : drapeau français Rituel : France

Si je pars de cet exemple, la première étape consitera tout d’abords à déformer les signes bleu, blanc, rouge, mais aussi « drapeau » et « France » pour créer une nouvelle communauté de signes :

Signes : bleu, blanc, rouge, drapeau, france

Cette communauté permettra l’élaboration d’une écriture ainsi que la représentation d’un nouveau rituel.

Ainsi il est possible de créer de nouvelles écritures à partir de signes déjà existants sans dévaloriser leur première autorité, la définition. Les écritures sont vouées à la pratique de rituels sans dévaloriser l’autorité première, le sens. Le rituel est une pratique à l’intérieur d’une communauté, ne remettant pas en cause l’autorité de la communication.

Ces écritures ne peuvent être comprises comme nos systèmes d’écritures quotidiennes car elles ne sont pas intélligibles par leur sens ou leur logique. Elles sont mises en place et décryptées à l’intérieur de la communauté même. Ce qui importe n’est pas la lecture de l’écriture par l’extérieur mais l’interprétation de cette écriture par la communauté vers l’extérieur, la représentation du rituel. Il va de soi que ces écritures touchent d’une manière ou d’une autre au secret, non pas dans une intention de valorisation du sens ou de la logique – connaissance - mais dans une élaboration commune de perception – l’art. C’est donc bien là que se situe la différence entre la connaissance et l’art. La connaissance est attribuée à une infime partie de la communauté – la secte, là où l’art est vouée sans distinction par la non-logique à une communauté entière. Le rituel est alors la révélation photographique de l’écriture d’une communauté appelé œuvre d’art.

3 esquisses possibles de l’œuvre d’art :

« L’objet d’art ( l’œil ) ou objet artificiel, celui que nous connaissons bien, est l’objet de l’excitation de l’œil par une mort lente et douloureuse au principe d’ésthétisme.

L’objet d’érotisme ( le son ) ou objet de l’expérience, celui de la recherche, est l’objet de l’expérience mécanique et de la succession d’évênements à l’appropriation instantanée par le mouvement.

L’objet de sacrifice ( le rituel ) ou objet de collection est l’objet du sacrifice vers le sens de propriété, de la spéculation à l’isolement, enfin de la désappropriation, d’une part vers l’objet artificiel ou de l’autre vers l’objet d’érotisme. »

L’objet d’art serait alors par métomynie un tableau ou une œuvre d’art reconnue, par logique, pour ce qu’elle représente, l’objet d’érotisme serait l’ab-sens d’objet, un objet non-objectif et détaché de sa représentation et l’objet de sacrifice serait une communauté de signes, c’est à dire qu’il serait voué à sa transformation permanente dans la communauté, ce dernier, pouvant être divisé en deux attractions inverses.

Ces différenciations nous aident à classer les signes en ensembles à l’intérieur de la communauté, elles nous aident à élaborer des écritures à partir de signes – images, mots, gestes, sons,… - répertoriés selon un principe sensible à la représentation du rituel.

Il est certain que nous ne pouvons classer les signes de manière logique et que l’idée même de classification présente beaucoup de doute sur son efficacité, cependant il est intéressant de reconnaitre les signes à l’intérieur d’ensembles choisis de manière sensible.

Autre exemple de classification d’unité essentielle à l’intérieur d’une communauté de signes et qui peut ainsi aider à l’élaboration d’une écriture :

« Le feed-back joue sur deux conceptions de l’approche auditive d’un son, d’une part sur la tonalité, elle-même, divisée en deux catégories : les fréquences pures et audibles, proches de la voix, et les fréquences sensibles, dûes à la saturation de l’espace physique.

1. Les fréquences pures et audibles interviennent de manière indéfinie car elles n’ont pas d’origine fixe et n’ont pas d’extinction naturelle. Ces fréquences sont donc considérées comme apparitions sonores artificielles et peuvent néanmoins "agresser" l’oreille par leur clarté et leur double sens : signal et bruit ( un signal est un son accepté par l’oreille, là où un bruit est un avant-signal - état d’un son, avant sa reconnaissance ).

2. Les fréquences sensibles ne sont pas audibles dans le sens où elles ne sont pas reconnues par l’oreille mais par la vibration du corps récepteur - tout corps résonant - ces fréquences sont donc à considérées comme vibratoires car elles sont stimulées par la saturation de l’espace physique.

L’autre approche auditive du son, et qui pourrait se définir comme la plus intuitive et "musicale", est l’enveloppe, résonance de toutes les tonalités possibles dans un espace physique - lieu - comprenant toutes les altérations sonores possibles liées à l’architecture.

L’enveloppe donne un sens au son ( bruit - signal ) car elle représente l’expérience du musicien avec la matière sonore et le lieu dans lequel il travaille. Le musicien utilise l’enveloppe pour composer l’espace avec les sons qu’il détecte et jouer de ces sons là ( intervalles, fréquences, répétitions, nuances, timbres,... ). »

Dans cet exemple nous pouvons comprendre que le signe feed-back peut lui-même se divisé en plusieurs catégories de signes ou d’ensemble et par ce fait, être déformée de sa définition première. Après tout, ce qui compte, est l’utilisation multiple du feed-back dans le rituel et non ses possibles places dans la communauté.

Je disais plus haut que l’image ne peut exister en tant que signe ou unité indépendante, elle est liée à un ensemble donné comprenant des sons, des lieux et d’autres écritures. L’image est un symbole et non un signe car elle représente dans ce cadre là, un signe déstitué de son espace – symbole, elle ne peut être donc séparée mais faire partie d’une communauté de signe, c’est à dire qu’elle peut accompagner des signes ou encore un ensemble de signes. L’accompagnement est à prendre ici comme une information complémentaire à un signe ou un ensemble.

2 images séparées peuvent exister en tant qu’ensemble de signes car elles s’auto-déforment de leur représentation originale.

Exemple de l’Euro :

IME-AGE-INER L’ARGENT SERAITUNE POSSIBILITÉ DE SUR-VIE

IMAGE-INER L’ARGENT SERAI UNE POSSIBILITÉ DE SURVIE

Poids de la pièce, poids de la farine, poids de la laine, de l’ha-leine ou d’une baleine, le poids d’une pensée,

atelier pour la fabrication d’une monnaie et de ses qualités ››

Là où les tas pèsent

TRAVAILLER AVEC LE POIDS DE L’ARGENT COMME “POINT DE DÉPART”

eurus large,

op-s œil

EUR OP - S

EUR I CULA aux grandes oreilles

H E U R ON D (heuron) H E R O N D (hé-ron) H U E O N D (hé-u-éon) H E U O N D (hé-é-uon) H U X O N D (hé-u-x-o-n-d)

L’EURO URINE L’OEIL URINE L’ORAL URINE L’OREILLE URINE L’OR L’OR

OBJET D’ART

L’or peut être coulé là où l’argent doit être forgé

mint (mi-nt) frappé

SELON UN PARADOXE Le vol est un Objet

JEUX ET APPEL :

jouer la pièce et les poings, pile ou face, toupille, film & internement, je dois raconter… Visite du musée de la monnaie à Paris, rencontrer l’archiviste

MULTIPLICATION DE L’OBJET MINIMAL

DU NAIN AU GÉANT DU GAIN AU NÉANT DE LA MAIN À LA MAIN ON CRAINT DEGUN !

liquide * metal * prix et enjeu les propriétés de l’or et de l’euro les devises

LA MAGIE TRANSFORME L’ARGENT et l’art ?

ARTENDSWHEREITBEGINS AND WHAT IF ?

Dans l’exemple çi-dessus nous remarquons que l’image n’est pas considéré comme unité indépendante et véridique – document véridique – mais comme compléments d’un ensemble de signes.

L’écriture se fait donc avec le répertoire de signes collectionnées pendant les recherches de déformations, elle se fabrique avec des moyens de mémorisation ( stylo, micro, caméra, ordinateur,… ) et se grave sur des supports de mémorisation ( papier, pellicule, bande magnétique, disque dur,… ).

Le montage de l’écriture à partir des signes est une opération sensible et déterminante car il donne à percevoir la projection du rituel dans l’espace défini.

Le montage est considéré comme définif au moment de son abandon, lors du rituel. Celui-çi servira par la suite à d’autres communautés de signes et éventuellement à d’autres rituels.

Les différents types de montages ( film, son, textes, images, installations, performances, DVD et internet ) sont utilisées pour la préparation au rituel. Le rituel les rassemble dans un certain lieu et à un moment précis, il est réglé, fixé, codifié, et le respect de la règle garantit l’efficacité du rituel.

L’écriture devient parole avant d’aboutir au rituel .

La notion de film est une forme complexe jouant du lieu et du temps, il est la forme reproductible d’une communauté de signes. Il s’apparente au rituel mais n’en est pas un dans le sens qu’il se reproduit dans un nombre indéfini d’occasions et de formes indépendantes l’unes de l’autres, la projection ou encore la diffusion. Le film est a considéré comme jeu ritualisé car il touche aux règles et aux codes du rituel sans dépasser le cadre de l’expérience artistique. Il est donc à prendre comme pré-figuration du rituel ou encore, simulation du rituel. De part la pérénité du support film dans le temps et de sa présence considérable dans notre entourage, il se transforme aujourd’hui de manière encore troublante de la forme de jeu à celle de rituel ( performances filmées, actions,… ).

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette